Article de presse : République des Pyrénées du 04-05-2010 Projet de commercialisation de la garbure
 La Garburade à Oloron Sainte-Marie (Photo archives Eric Bély - Pyrénées Presse)
Le projet de Fernand Pon, président de la Garburade : «Nous voulons produire et commercialiser une garbure en conserve qui respecte la charte qualité de la Garburade.» © archives pp
Fernand Pon et les fidèles de la garbure béarnaise préparent la 18 édition de la garburade, le 4 septembre. Ils se donnent deux ans pour faire aboutir un projet ambitieux.
La dernière assemblée générale de la Garburade, «délocalisée» à Arzacq, au consortium du jambon de Bayonne de Bernard Dupont, a posé, outre une belle fête pour les convives, les jalons d'un projet ambitieux. «Cela fait des années que nous le mijotons», confie Fernand Pon, président fondateur de l'association. «Nous voulons produire et commercialiser une garbure en conserve qui respecte la charte qualité de la Garburade.»
Autrement dit : proposer à la vente une garbure qui assure véritablement la promotion du produit béarnais, «au top de la qualité», selon les mêmes exigences demandées aux vingt-cinq restaurateurs des tables de la garbure. «Nous avançons lentement mais sûrement vers cet objectif, poursuit Fernand Pon. Nous préparons la dix huitième édition de la Garburade et ce qui me motiverait pour la vingtième, ce serait que nous fassions aboutir ce projet.»
Une garbure en conserve labellisée «Garburade» Et le projet avance. En 2009, deux études ont été menées. Une étude de notoriété pour la garbure, au Salon de l'agriculture de Paris, a permis de mesurer la popularité du mets béarnais : 40 % des Français déclarent la connaître. L'étude de marché réalisée dans les cinq départements d'Aquitaine montre qu'avec les quelques dizaines de conservateurs régionaux, dix tonnes de garbure sont commercialisées chaque année. Il y a donc de la place pour une garbure mijotée dans les règles de l'art béarnais.
«Bernard Dupont met à disposition le consortium et son directeur de production pour réaliser les premiers essais en 2010», se réjouit le président de la Garburade. Reste à réunir 15 000 euros pour financer ces essais. En faisant valoir l'impact économique de son projet, notamment dans l'encouragement à la production de certains légumes (tels le haricot maïs béarnais), Fernand Pon espère décrocher quelques subsides auprès du conseil général, de la communauté de communes du piémont oloronais, ou du programme Leader du Pays d'Oloron. |